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Un roman américain

Par : Stephen Carter
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  • Nombre de pages598
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.765 kg
  • Dimensions15,4 cm × 24,0 cm × 4,3 cm
  • ISBN978-2-221-11274-8
  • EAN9782221112748
  • Date de parution12/01/2012
  • ÉditeurRobert Laffont
  • TraducteurM. G. Hovnanian

Résumé

Eté 1952, Martha's Vineyard. Vingt hommes se réunissent dans le plus grand secret. Politiciens, avocats, hommes d'affaires, universitaires, Blancs et Noirs, ils sont l'élite de l'Amérique. Ce soir-là, ils signent un pacte diabolique destiné à manipuler le président des Etats-Unis pour les décennies à venir... Deux ans plus tard, au cœur de Sugar Hill, par une nuit glaciale de février, à la sortie d'une réception huppée, le jeune écrivain noir Eddie Wesley tombe sur un cadavre.
Lequel cadavre agrippe entre ses mains une étrange croix inversée. Qui a tué ce riche avocat blanc croisé quelques heures plus tôt à la fête ? Que signifie cette croix ? Alors que la curiosité d'Eddie commence à déranger, sa petite sœur, Junie, promise à un brillant avenir à la Cour suprême, s'évanouit brusquement dans la nature. Quel est le lien entre cette disparition, le meurtre de l'avocat et le complot visant à contrôler le président des Etats-Unis ? Sur cette intrigue de thriller se déploie un roman qui mêle avec maestria grande histoire d'amour, saga familiale et souffle de l'Histoire (JFK, Joseph Kennedy Sr, Nixon, Hoover...
en sont des personnages à part entière). A travers la quête de son héros, Stephen Carter brosse le portrait saisissant de l'Amérique des sixties : la fin de l'âge d'or de Harlem, l'ascension d'une littérature afro-américaine respectée par l'intelligentsia blanche, Kennedy, Martin Luther King et les avancées du Mouvement pour les droits civiques, l'émergence des groupes radicaux violents, la guerre du Vietnam, le scandale du Watergate...

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

3.3/5
sur 3 notes dont 2 avis lecteurs
“ La nation noire ”
Martha's Vineyard, été 1952. Un groupe de vingt hommes influents, noirs et blancs, se réunissent dans une demeure cossue de l'île. Ensemble, ils vont signer un pacte qui, à long terme, leur permettra de s'imposer à la tête des Etats-Unis. Harlem, 1954. Eddie Wesley, jeune écrivain afro-américain, assiste aux fiançailles de Kevin Garland et Aurelia "Aurie" Treen. Elle a été sa petite amie mais lui a préféré le jeune héritier d'une des familles les plus riches et puissantes de Harlem. Dépité, Eddie provoque une dernière scène avant de quitter la fête, furieux. En traversant un parc pour rentrer chez lui, il tombe sur un cadavre. L'homme est blanc, bien vêtu, et tient dans sa main et une croix inversée. Intrigué mais prudent, Eddie préfère quitter les lieux sans demander son reste. Malgré ce qu'il croit, le jeune n'en a pourtant fini ni avec le cadavre, ni avec la croix, ni même avec Aurie. Pour Eddie, la quête commence quand sa petite soeur disparaît et Aurie lui prêtera main forte, persuadée, dès son voyage de noces, que son mari est lié au complot. A la fois intrigue politique, chronique sociale et grande histoire d'amour, ce Roman américain nous entraîne sur près de 600 pages dans l'Amérique des années 50, 60 et 70 mais vue du côté de l'"obscure nation". On y découvre une communauté noire très en vue à New-York et dans les grandes villes mais qui se bat ailleurs pour les droits civiques et se radicalise. On y rencontre des figures marquantes (Nixon, JFK, Hoover) et les évènements prégnants (guerre du Vietnam, Watergate, terrorisme) de l'histoire du pays. Très instructif et documenté, on pourra reprocher à ce roman d'être un peu trop bavard. Stephen CARTER sait de quoi il parle et il étale des couches de connaissances. Par ailleurs, si l'histoire du complot réussit à tenir en haleine au fil des pages, cela retombe un peu sur la fin quand on en découvre la teneur. Et puis, son parti pris d'opposer les "caucasiens" à l"obscure nation", selon ses termes, finit par lasser et frôle, par moments, le racisme. Il reste un suspense plutôt bien mené, une histoire d'amour qui traverse les années et un portrait minutieux des Etats-Unis.
“ une fresque réaliste ”
Au-delà de l'intrigue, pas vraiment originale, ce qui intéressera le lecteur est la capacité de Stephen Carter d'établir une véritable fresque de la vie des Noirs Américains des années 58 à 74. On rencontre de vrais personnages (des présidents, des artistes...), donnant ainsi une saveur originale à cette fiction. Cependant, le roman aurait pu être plus court.