Jean-Maurice de Montrémy est né en 1952. Il est écrivain, journaliste à "La Croix" et critique littéraire à "Livres Hebdo". Il collabore à "La Revue des Deux Monde". Il a, entre autres, publié "À la recherche du Moyen Åge", en collaboration avec Jacques Le Goff et s'intéresse aussi à l'écriture en direction des plus jeunes.
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Prix Combourg Chateaubriand
Rancé. Le soleil noir
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- Nombre de pages401
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.435 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 2,3 cm
- ISBN2-262-01432-9
- EAN9782262014322
- Date de parution09/10/2006
- ÉditeurPerrin
Résumé
Rancé fut l'autre astre du Grand Siècle. Le double sombre du Soleil louisquatorzien. A vingt-cinq ans, Rancé émerge des fumées de la Fronde. Le docteur en Sorbonne s'intéresse au jansénisme, mais le filleul de Richelieu sent assez la politique pour rester légitimiste. L'aumônier de Monsieur, frère du roi, éblouit par sa taille, sa conversation et ses justaucorps caparaçonnés d'émeraudes, mais redevient l'" abbé tempête " en chassant, l'épée au côté, et en accomplissant des prouesses à cheval plutôt que de célébrer la messe.
Six ans plus tard, l'insolent précieux s'est débarrassé des oripeaux de la vanité, " ayant reçu comme un coup de foudre ". La plus belle femme de la Cour, la duchesse de Montbazon, dont Rance avait les faveurs, meurt de rougeole. La seule présence de Rance transforme ce trépas ordinaire en mort baroque, remplie de gestes sublimes et de rumeurs magnifiques. L'astre de la Cour disparaît alors au monastère cistercien de la Trappe dans le Perche.
Le plus illustre converti du " siècle des saints ", exemplaire en tout à force d'austérité, n'en exerce qu'une fascination plus grande, de Versailles à Rome, de Bossuet à Mabillon et à Saint-Simon. Comme un soleil noir ou, mieux, un reproche permanent que l'Abel de la Trappe adressait au Caïn de Versailles.
Six ans plus tard, l'insolent précieux s'est débarrassé des oripeaux de la vanité, " ayant reçu comme un coup de foudre ". La plus belle femme de la Cour, la duchesse de Montbazon, dont Rance avait les faveurs, meurt de rougeole. La seule présence de Rance transforme ce trépas ordinaire en mort baroque, remplie de gestes sublimes et de rumeurs magnifiques. L'astre de la Cour disparaît alors au monastère cistercien de la Trappe dans le Perche.
Le plus illustre converti du " siècle des saints ", exemplaire en tout à force d'austérité, n'en exerce qu'une fascination plus grande, de Versailles à Rome, de Bossuet à Mabillon et à Saint-Simon. Comme un soleil noir ou, mieux, un reproche permanent que l'Abel de la Trappe adressait au Caïn de Versailles.








