De tous les pays d'Europe, l'Italie est sans doute celui qui a le plus fait rêver les poètes, et à leur suite des foules entières. Lorsque Baudelaire invite les amants au voyage (" Mon enfant, ma sœur, songe à la douceur d'aller là-bas vivre ensemble "), c'est l'Italie que ce " là-bas " évoque tout naturellement : pays des citronniers en fleurs chers à Goethe, des opéras, des voyages de noces et de vacances. Privilège redoutable, car ce qui fait rêver est aussi ce qui risque de plus décevoir... La chute n'est-elle pas rude en effet quand les rêveurs trouvent certaines rives polluées ou voient la cacophonie des radios tuer le fameux bel canto ? Mais presque toujours une sorte de miracle se produit, qui empêche le rêve du voyageur de tourner à la désillusion. C'est qu'à la magnificence annoncée des paysages, des architectures ou des ruines vient s'ajouter le choc merveilleux de la réminiscence, du déjà vu. Ces douces collines de Toscane et leurs oliviers, on ne les découvre pas, on les reconnaît : ce sont exactement les paysages que l'on a entraperçus à l'arrière-plan de nombreux chefs-d'œuvre. La magie ne cesse de se renouveler lorsqu'on découvre, du Piémont à la Sicile, l'inépuisable diversité de l'humain, la variété des accents, des gestes, des langues, des folklores, de la gastronomie.
De tous les pays d'Europe, l'Italie est sans doute celui qui a le plus fait rêver les poètes, et à leur suite des foules entières. Lorsque Baudelaire invite les amants au voyage (" Mon enfant, ma sœur, songe à la douceur d'aller là-bas vivre ensemble "), c'est l'Italie que ce " là-bas " évoque tout naturellement : pays des citronniers en fleurs chers à Goethe, des opéras, des voyages de noces et de vacances. Privilège redoutable, car ce qui fait rêver est aussi ce qui risque de plus décevoir... La chute n'est-elle pas rude en effet quand les rêveurs trouvent certaines rives polluées ou voient la cacophonie des radios tuer le fameux bel canto ? Mais presque toujours une sorte de miracle se produit, qui empêche le rêve du voyageur de tourner à la désillusion. C'est qu'à la magnificence annoncée des paysages, des architectures ou des ruines vient s'ajouter le choc merveilleux de la réminiscence, du déjà vu. Ces douces collines de Toscane et leurs oliviers, on ne les découvre pas, on les reconnaît : ce sont exactement les paysages que l'on a entraperçus à l'arrière-plan de nombreux chefs-d'œuvre. La magie ne cesse de se renouveler lorsqu'on découvre, du Piémont à la Sicile, l'inépuisable diversité de l'humain, la variété des accents, des gestes, des langues, des folklores, de la gastronomie.