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Coup de coeur

Le vieux qui lisait des romans d'amour
Edition en gros caractères

Par : Luis Sepúlveda
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  • FormatEdition en gros caractères
  • PrésentationBroché
  • Poids0.3 kg
  • Dimensions1,5 cm × 2,1 cm × 0,2 cm
  • ISBN2-84666-044-1
  • EAN9782846660440
  • Date de parution01/01/2004
  • ÉditeurA Vue d'Oeil

Avis libraires
Commentaires laissés par les libraires

2 Coups de cœur
de nos libraires
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5/5
“ L'homme face à la nature ”
Dans une jungle isolée, à une époque mal définie, une colonie vivote au bord d'un large fleuve amazonien. Dans cet colonie, un vieil homme qui connait la jungle et ses moindres recoins lit des romans d'amour. Une panthère ivre de vengeance va l'obliger à sortir de sa retraite. Rendue folle par les hommes, elle massacre ceux qui s'aventurent dans la forêt au point d'inquiéter le maire de la colonie. Voici donc le vieux réquisitionné pour une traque à travers la forêt épaisse, dans un face à face terrible et respectueux avec à la nature.
  • Amazonie
  • panthère
  • vieil homme
  • Equateur
  • chasse
  • colons
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Charlotte WnDecitre Levallois-Perret
5/5
“ Un livre dont le souvenir ne vous quittera pas ”
Avec une prose empreinte de poésie et d'onirisme, Luis Sepulveda nous entraîne au cœur de la jungle amazonienne, à la poursuite d'un fauve enragé et à la découverte des indiens Shuars. Un roman d'aventure, un roman d'amour, une ode à la nature : tout pour passer un merveilleux moment de lecture.
  • aventure
  • jungle
  • Poésie
  • Amazonie
  • engagement ecologique

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

4.1/5
sur 55 notes dont 7 avis lecteurs
“ Ode à la nature et à la diversité des rapports aux mondes ”
Le jeune Antonio José Bolivar quitte ses montagnes péruviennes pour se faire colon en Amazonie, là où on lui offre une terre à déboiser. Mais le paradis promis jusque dans l’ironique toponyme de ce trou perdu dans l’immensité verte de la forêt – El Idilio – est en réalité un enfer. Après de dramatiques déboires, il abandonne bientôt toute velléité de dompter la nature et choisit plutôt de s’adapter à elle en assimilant l’ancestrale expérience des Indiens Shuars. Mi-conte, mi-récit d’aventures, le texte fascine d’emblée son lecteur, au gré de dépaysantes péripéties qui nous font d’abord passer des rêves du gringo blanc à son désenchantement désespéré au contact d’un environnement hostile et incontrôlable. Contrairement à ses semblables, Antonio José Bolivar accepte de plier et de changer, admiratif et curieux de la manière dont les Shuars réussissent, eux, à vivre heureux dans cet environnement dont ils ont appris à tirer le meilleur parti. Cette acclimatation s’accompagne d’un complet changement de regard. Désormais, c’est entre raillerie et désapprobation que l’on observe les nouveaux arrivants, passant du rire devant le ridicule de leurs comportements inadaptés, à la consternation face aux destructions engendrées à la longue par leur persévérance et leur nombre. Car, aussi insensée et risible soit-elle, et même si certains y laissent la vie, la cupidité finit par grignoter la forêt, détruisant aveuglément ce territoire volé à la vie sauvage et aux Shuars. Finalement, lui qui se sera efforcé sa vie durant « de mettre des limites à l’action des colons qui détruisaient la forêt pour édifier cette œuvre maîtresse de l’homme civilisé : le désert », ne pourra que mesurer tristement l’étendue des dégâts. Alors que la jungle amazonienne cède de plus en plus de terrain, menaçant les Shuars comme la fonte de la banquise les ours polaires, ne reste plus, au vieil homme qu’est devenu Antonio José Bolivar, que l’évasion vers le paradis artificiel des romans à l’eau de rose qu’il affectionne depuis qu’il a, sur le tard, appris à lire avec émerveillement. L’humour du désespoir anime ce bref et émouvant roman, façonné par l’engagement écologique de l’écrivain, qui, ayant partagé un an le mode de vie des Indiens Shuars en Amazonie, a pu mesurer de près l’impact de la colonisation de leur territoire. Après avoir ri et tremblé, c’est le coeur serré que l’on referme cette ode magnifique à la nature et à la diversité des rapports aux mondes. Car, comment ne pas voir dans l’ultime combat perdu d’avance du valeureux jaguar de cette histoire, la lutte désespérée, et souvent réprimée dans la violence, des peuples d’Amazonie pour la reconnaissance de leurs droits ? Coup de coeur.
“ Fondamental ! ”
Ce petit roman est un chef d'oeuvre. Une leçon d'humanité et de littérature. En une poignée de pages, il nous emmène dans une quête de justice inoubliable, dans les profondeurs de la forêt amazonienne. Universel et génial ! Guillaume
“ Le vieux qui lisait des romans d'amour ”
Ce cours roman, de 120 pages environ, fait bien ressortir l'engagement écologique de son auteur. Plus que le personnage du vieux, Antonio José Bolivar, le véritable personnage principal est cette jungle amazonienne et toute la faune qui la peuple, autant les animaux que ces peuples premiers que sont les Shuars. Ils vivent au cœur de la forêt, en respectant la nature qui les entoure. Bien loin de la mentalité des colons et autres chercheurs d'or qui affluent sur l'aval du fleuve, qui ne cherchent qu'à détruire pour s'enrichir, sans comprendre un instant l'importance de l'équilibre de la nature. Il faut apprendre l'autre, apprendre à le respecter, même s'il faut, pour sa propre survie, le mettre à mort. C'est pourquoi Antonio José Bolivar ne va pas aller tout sourire (de son dentier) à la chasse à l'ocelot. Car il comprend pourquoi cette femelle est dangereuse, quelle est sa souffrance face à la perte de ses petits et de son compagnon. Le style est là pour nous plonger à la fois dans l'histoire et dans la réflexion. De jolies phrases poétiques viennent de ci de là parsemer notre lecture et nous faire les relire une ou deux fois. Le message est peut être simple et déjà vu, mais abordé avec délicatesse. Et une piqûre de rappel ne fait pas de mal. Et puis, au delà de toutes ces considérations, on ne peut qu'être touchée, en tant que lectrice vorace, par ce vieil homme qui ne souhaite qu'une chose : la tranquillité pour lire les romans d'amour qui le touche tant. http://nourrituresentoutgenre.blogspot.fr/2013/07/le-vieux-qui-lisait-des-romans-damour.html
Luis Sepulveda est un homme de convictions né le 4 octobre 1949 au Chili. Après deux ans et demi passés dans les geôles de Pinochet, il est libéré en 1977 grâce à l'intervention d'Amnesty International et profite de sa liberté retrouvée pour sillonner différents pays d'Amérique latine, s'engageant aux côtés des plus défavorisés. Riche de ces expériences il s'installe en Europe en 1982, tout en continuant à participer aux combats pour l'amélioration de la vie quotidienne et politique sur les continents sud-américain et africain. Entre 1982 et 1987 il s'engage aux côtés de Greenpeace. Cet homme très actif trouve néanmoins le temps d’écrire, une vingtaine de romans ont ainsi vu le jour. En France ils sont publiés par les éditions Métailié puis intègrent la collection Points du Seuil. On peut ainsi découvrir "Le vieux qui lisait des romans d'amour" (1992), énorme succès traduit dans une trentaine de langues et porté au cinéma en 2001. Il publie également "Le neveu d'Amérique" (1996), "Les roses d'Atacama" (2001), "Une sale histoire" (2005), "La lampe d'Aladin" (2009) ou encore "Histoire d'ici et d'ailleurs" en 2011. Il entretient des liens étroits avec le cinéma, rédigeant des scénarios, travaillant comme réalisateur, monteur, parfois producteur et même acteur.
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