Lawrence d'Arabie. Relu et colligé...

Par : Pierre Marty
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  • Nombre de pages174
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.156 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 0,8 cm
  • ISBN978-2-7500-0623-5
  • EAN9782750006235
  • Date de parution11/10/2010
  • ÉditeurLa Bruyère éditions

Résumé

"Tôt dans la soirée, trois hommes vinrent me chercher. J'avais cru que ce serait une bonne occasion de fuir, mais l'un des hommes ne me lâcha pas... Nous traversâmes la voie qui était sextuple, outre les voies de garage conduisant au dépôt des machines, une grille latérale, une rue, un square et l'on arriva devant une maison isolée à deux étages. Il y avait une sentinelle à la porte et j'entrevis d'autres soldats dans l'ombre de l'entrée... On me conduisit au premier étage jusqu'à l'appartement du Bey, ou plutôt, jusqu'à sa chambre. C'était un homme énorme, assis sur le lit en pyjama, il tremblait et suait comme dans un accès de fièvre. Quand on me poussa à l'intérieur, il garda la tête baissée et renvoya les soldats d'un geste. Puis, d'une voix blanche, il me dit de m'asseoir sur le tapis en face de lui, et retomba dans son silence, cependant je considérais le sommet de son crâne où se dressait une chevelure hérissée, pas plus longue que le chaume noir de ses joues et de son menton. Enfin, il me considéra des pieds à la tête et me dit de me lever, puis de me tourner. J'obéis. Il se rejeta alors sur le lit et m'y attira dans ses bras. Quand je vis ce qu'il voulait, je me dégageai et me remis debout. Il se mit alors à me cajoler, disant que j'étais blanc et frais, que j'avais des extrémités fines, qu'il m'exempterait de service et de corvée, ferait de moi son ordonnance, me paierait même des gages, si je voulais l'aimer. Je m'entêtai. Il changea dd ton et m'ordonna durement de quitter mon pantalon. Comme j'hésitais il se jeta sur moi, je le repoussai. Alors, il frappa des mains pour appeler la sentinelle qui entra précipitamment et me lia, les bras. Le Bey jurait en m'adressant d'horribles menaces, sous ses ordres, l'homme qui me maintenait déchira mes vêtements, lambeau à lambeau. Quand il découvrit les cicatrices des balles du dernier combat, les yeux du Bey s'arrondirent. Enfin, il se remit lourdement sur ses pieds et vint, une lueur dans les yeux, me tripoter par tout le corps. Je le supportai jusqu'au moment où il devint trop ignoble. Alors, je lui flanquai mon genou dans le ventre."