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L'Etat soviétique contre les paysans. Rapports secrets de la police politique (Tcheka, GPU, NKVD) 1918-1939
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- Nombre de pages792
- PrésentationBroché
- Poids0.635 kg
- Dimensions14,4 cm × 21,4 cm × 2,5 cm
- ISBN978-2-84734-575-9
- EAN9782847345759
- Date de parution17/11/2011
- ÉditeurTallandier
Résumé
Spécialiste reconnu de l’Union Soviétique, Nicolas Werth se penche ici sur les violences exercées
par le pouvoir soviétique contre ses paysans entre 1929 et 1934 en se fondant sur des archives
inédites, les rapports de la police politique. Avec son co-auteur, Alexis Berelovitch, il démontre à
quel point les années 30 furent celles de la « dékoulakisation », des déportations massives, des
réinstallations forcées en Sibérie et de la grande famine qui s’ensuivit.
Après avoir analysé la décomposition de la Nouvelle politique économique (NEP) et étudié les
événements et les facteurs qui ont amené le pouvoir à se lancer brusquement fin 1929 dans la
collectivisation à outrance de la paysannerie, les auteurs nous décrivent la véritable extermination
des koulags à partir du printemps 1930.
En s’appuyant sur les rapports de la police politique, les auteurs démontrent comment le GPU (la police politique) et l’état soviétique organisèrent cette politique criminelle : déportations massives et aveugles, conditions mortifères de réinstallation des paysans. Au 1er janvier 1932, lorsque l’OGPU effectua un premier pointage général des « déplacés spéciaux », on ne recensa que 1 317 000 personnes sur les 1 803 000 déportés initialement, soit près d’un demi million de disparus.
Combien s’étaient enfuis ? Combien étaient morts ? La tendance ne s’inversera pas jusqu’à 1934. A eux seuls, ces chiffres donnent la mesure de ce que représenta la dékoulakisation pour la société paysanne. Nicolas Werth et Alexis Berelovitch insistent également sur la responsabilité des autorités soviétiques dans la genèse et l’ampleur de la famine qui fit environ 7 millions de victimes. En effet, l’Etat ponctionna excessivement la production agricole au profit du secteur industriel et urbain tout en interdisant les paysans d’émigrer vers les villes, les condamnant ainsi, de façon intentionnelle, à la famine.
Un livre saisissant sur la terreur soviétique appliquée à ses paysans.
En s’appuyant sur les rapports de la police politique, les auteurs démontrent comment le GPU (la police politique) et l’état soviétique organisèrent cette politique criminelle : déportations massives et aveugles, conditions mortifères de réinstallation des paysans. Au 1er janvier 1932, lorsque l’OGPU effectua un premier pointage général des « déplacés spéciaux », on ne recensa que 1 317 000 personnes sur les 1 803 000 déportés initialement, soit près d’un demi million de disparus.
Combien s’étaient enfuis ? Combien étaient morts ? La tendance ne s’inversera pas jusqu’à 1934. A eux seuls, ces chiffres donnent la mesure de ce que représenta la dékoulakisation pour la société paysanne. Nicolas Werth et Alexis Berelovitch insistent également sur la responsabilité des autorités soviétiques dans la genèse et l’ampleur de la famine qui fit environ 7 millions de victimes. En effet, l’Etat ponctionna excessivement la production agricole au profit du secteur industriel et urbain tout en interdisant les paysans d’émigrer vers les villes, les condamnant ainsi, de façon intentionnelle, à la famine.
Un livre saisissant sur la terreur soviétique appliquée à ses paysans.



