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L'antisémitisme à gauche. Histoire d'un paradoxe, de 1830 à nos jours
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- Nombre de pages345
- PrésentationBroché
- Poids0.546 kg
- Dimensions15,6 cm × 24,0 cm × 24,0 cm
- ISBN978-2-7071-5301-2
- EAN9782707153012
- Date de parution27/08/2009
- ÉditeurLa Découverte
Résumé
Depuis le début des années 2000, en lien avec les événements du Proche-Orient, on a vu se développer en France l'idée selon laquelle la gauche serait la principale responsable de la recrudescence d'actes antisémites. Cette vision est excessive et injustifiée, mais elle traduit un certain malaise. Existe-t-il ou a-t-il existé un antisémitisme spécifique à la gauche? Longtemps négligée par les historiens, cette question délicate est traitée pour la première fois dans cet ouvrage extrêmement documenté, qui retrace l'histoire des positions de la gauche française vis-à-vis de l'antisémitisme sur deux siècles.
Des débuts de la révolution industrielle à nos jours, toutes les composantes de la gauche ont tenu des propos antisémites, mais sous des formes très différentes dans l'espace et dans le temps. A l'antisémitisme économique associant les Juifs au capitalisme, exprimé par de nombreux socialistes au XIXe siècle, s'est ajouté un antisémitisme racial et xénophobe à partir des années 1880. Au lendemain de l'affaire Dreyfus, tournant fondamental, l'antisémitisme n'est plus revendiqué ouvertement dans les rangs de la gauche.
Mais il n'y disparaît pas pour autant et on le voit encore insidieusement à l'œuvre, dans l'entre-deux-guerres, à la SFIO et chez les pacifistes, parfois au sein du Parti communiste, puis, après guerre, à l'ultra-gauche, sous la forme du négationnisme. Une plongée historique passionnante, qui intéressera tous ceux que préoccupe cette question douloureuse - et en particulier les lecteurs de gauche, pour rester vigilants contre un danger toujours possible.
Des débuts de la révolution industrielle à nos jours, toutes les composantes de la gauche ont tenu des propos antisémites, mais sous des formes très différentes dans l'espace et dans le temps. A l'antisémitisme économique associant les Juifs au capitalisme, exprimé par de nombreux socialistes au XIXe siècle, s'est ajouté un antisémitisme racial et xénophobe à partir des années 1880. Au lendemain de l'affaire Dreyfus, tournant fondamental, l'antisémitisme n'est plus revendiqué ouvertement dans les rangs de la gauche.
Mais il n'y disparaît pas pour autant et on le voit encore insidieusement à l'œuvre, dans l'entre-deux-guerres, à la SFIO et chez les pacifistes, parfois au sein du Parti communiste, puis, après guerre, à l'ultra-gauche, sous la forme du négationnisme. Une plongée historique passionnante, qui intéressera tous ceux que préoccupe cette question douloureuse - et en particulier les lecteurs de gauche, pour rester vigilants contre un danger toujours possible.

















