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L'Antiquité travestie et la vogue du burlesque en France (1643-1661)

Par : Jean Leclerc
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  • Nombre de pages362
  • PrésentationBroché
  • Poids0.575 kg
  • Dimensions15,0 cm × 23,0 cm × 2,2 cm
  • ISBN978-2-7637-8368-0
  • EAN9782763783680
  • Date de parution01/10/2008
  • CollectionLa République des Lettres
  • ÉditeurPresses Université Laval

Résumé

Peut-on rire des dieux, de leurs pompes et de leurs prophètes ? Après Lucien, après Voltaire, après Anatole France, notre millénaire tout neuf découvre à son tour, amnésique ou mal appris, cette interrogation récurrente, comme si elle surgissait elle aussi toute neuve. L'historien lui doit une réponse. Cet ouvrage contribue à nous l'apporter en exhumant un jalon du long parcours de la dérision envers le sacré dans la littérature occidentale. En arrêtant nos regards sur ce XVIIe siècle français que l'on a parfois nommé " le siècle des saints " ; en y détachant un fragment d'histoire identifié par le terme moqueur de " Fronde " ; en isolant dans ce moment à la fois bouffon et tragique (est-il de conflit plus douloureux que la guerre civile ?) un courant d'écriture et de goût qui se qualifia lui-même de " burlesque " ; et en choisissant d'y analyser comment le Panthéon des Anciens fit les frais du travestissement cocasse dont Scarron et ses pairs l'affublèrent - ce livre à la fois savant et piquant se situe dans l'œil d'un cyclone mû par l'énergie du paradoxe. Le sacré et le prosaïque, le savoir et l'amusement, la mythologie descendue à l'office et Virgile travesti en marchand d'oublies, le Mont Olympe arasé par la trivialité et le roi des dieux, épris de Léda, devenu " Jupin qui faisait l'oie ", toutes ces irrévérences d'érudit en goguette sont ici scrutées pour qu'en soient restituées à juste proportion de savoir et de goût l'origine, la manière, la saveur et la portée, tendues à s'en écarteler entre le sublime et le sordide, l'infime et l'infini.