Jean-Philippe Milet, agrégé et docteur en philosophie, enseigne en classe préparatoire et est ancien directeur de programme au Collège international de Philosophie.
L'absolu technique. Heidegger et la question de la technique
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- Nombre de pages384
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.5 kg
- Dimensions14,5 cm × 21,0 cm × 2,9 cm
- ISBN2-84174-211-3
- EAN9782841742110
- Date de parution27/09/2000
- CollectionPhilosophie, épistémologie
- ÉditeurKimé
Résumé
A travers le thème de l'" absolu technique ", vient en question ce que Heidegger désigne du terme de " calcul absolu de toutes choses " et dont l'énigme s'indique à travers deux citations : " tout calculer est la première règle de calcul " ; " Nous ne vivons plus que des conditions techniques ". Heidegger laisse entr'apercevoir la possibilité d'une technicité totalement déliée de tout ancrage dans l'ordre prédonné, pré-technique, qu'en lecteur des Grecs, il pense sous le titre de physis.
C'est la possibilité du pur artifice qui est en question. Au-delà du nécessaire effort d'interprétation, et de clarification d'une piste tout juste esquissée par Heidegger, l'enjeu d'une lecture de cet auteur est de comprendre la réalité de la technique contemporaine (on a privilégié les champs de l'ingénierie génétique et de l'intelligence artificielle), et de réfléchir sur la question, qu'il nous lègue, d'un libre rapport à l'essence de la technique : comment, dans l'espace et le mouvement de la technique moderne, ménager une ouverture à l'incalculable, comment laisser l'incalculable advenir à travers les structures du calcul ? Une réflexion sur l'art doit contribuer à répondre à cette question.
C'est la possibilité du pur artifice qui est en question. Au-delà du nécessaire effort d'interprétation, et de clarification d'une piste tout juste esquissée par Heidegger, l'enjeu d'une lecture de cet auteur est de comprendre la réalité de la technique contemporaine (on a privilégié les champs de l'ingénierie génétique et de l'intelligence artificielle), et de réfléchir sur la question, qu'il nous lègue, d'un libre rapport à l'essence de la technique : comment, dans l'espace et le mouvement de la technique moderne, ménager une ouverture à l'incalculable, comment laisser l'incalculable advenir à travers les structures du calcul ? Une réflexion sur l'art doit contribuer à répondre à cette question.






