Après une abondante carrière muette marquée par deux chefs-d'œuvre (" Poil de carotte " et " Au bonheur des dames "), Julien Duvivier (1896-1967) devient dans les années trente un des " grands " du cinéma français, aux côtés de Jean Renoir, René Clair ou Jacques Feyder. Il réalise entre 1930 et 1940 quelques-uns des plus beaux films de l'époque, comme " La Bandera ", " Pépé le Moko " ou " La Belle Équipe ". Après un exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, il signe dans les années cinquante quelques belles réussites, comme " Panique ", " Voici le temps des assassins ", " Pot-Bouille " et triomphe commercialement avec " Le Petit Monde de Don Camillo ". Rejeté pour son classicisme, Duvivier reste l'exemple même d'un artiste et d'un artisan rigoriste et souvent inspiré, qui mérite d'être redécouvert.
Après une abondante carrière muette marquée par deux chefs-d'œuvre (" Poil de carotte " et " Au bonheur des dames "), Julien Duvivier (1896-1967) devient dans les années trente un des " grands " du cinéma français, aux côtés de Jean Renoir, René Clair ou Jacques Feyder. Il réalise entre 1930 et 1940 quelques-uns des plus beaux films de l'époque, comme " La Bandera ", " Pépé le Moko " ou " La Belle Équipe ". Après un exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, il signe dans les années cinquante quelques belles réussites, comme " Panique ", " Voici le temps des assassins ", " Pot-Bouille " et triomphe commercialement avec " Le Petit Monde de Don Camillo ". Rejeté pour son classicisme, Duvivier reste l'exemple même d'un artiste et d'un artisan rigoriste et souvent inspiré, qui mérite d'être redécouvert.