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Discours ordinaires et identités juives. La représentation des Juifs et du judaïsme dans les dictionnaires et les encyclopédies du Moyen Age au XXe siècle
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- Nombre de pages287
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.575 kg
- Dimensions16,8 cm × 24,9 cm × 2,2 cm
- ISBN2-911289-18-8
- EAN9782911289187
- Date de parution04/03/1999
- CollectionFaits et représentations
- ÉditeurBerg International
Résumé
Les dictionnaires et encyclopédies ne sont pas les ouvrages neutres que l'on croit. Liés à l'histoire, entre description et prescription, leur écriture véhicule des représentations qui contribuent à façonner les mentalités. Que dit le dictionnaire sur un vocable discret comme la présence juive elle-même au cours des siècles de la diaspora ? Discret au sens de la continuité dans l'espace, et aussi d'une continuité d'histoire, mesurée le plus souvent par les interventions brutales des peuples dits d'accueil.
Aux prises avec l'histoire générale et la mutation régulière des valeurs et des connotations du discours ordinaire (selon le moment envisagé : période médiévale et Renaissance, Age Classique, époque moderne), l'identité juive intervient dans la langue sous la forme d'une problématique constante de la différence. Voici donc, pour dire l'Histoire juive, une nouvelle discontinuité, celle des Dictionnaires et Encyclopédies, échelonnés de siècle en siècle.
Ils sont les vecteurs du pouvoir politique du langage. Après un travail de recensement des sources, l'auteur décèle les parcours de ce pouvoir et les rend accessibles à un public non averti. C'est une façon neuve d'en finir avec la terminologie de la " question juive " surgie vers 1840. Il n'y a pas de " question juive " quand on sait que les immigrants juifs de la vallée du Rhône, dans la Gaule romaine, sont antérieurs de plusieurs siècles à la venue des Francs, des prétendus " François d'origine ", comme les appellera la langue de Boullainvilliers, ancêtre de Gobineau, au XVIIIe siècle.
Mais il reste une " question des antisémites ". Ce livre nous en dit beaucoup sur le langage et sur notre histoire.
Aux prises avec l'histoire générale et la mutation régulière des valeurs et des connotations du discours ordinaire (selon le moment envisagé : période médiévale et Renaissance, Age Classique, époque moderne), l'identité juive intervient dans la langue sous la forme d'une problématique constante de la différence. Voici donc, pour dire l'Histoire juive, une nouvelle discontinuité, celle des Dictionnaires et Encyclopédies, échelonnés de siècle en siècle.
Ils sont les vecteurs du pouvoir politique du langage. Après un travail de recensement des sources, l'auteur décèle les parcours de ce pouvoir et les rend accessibles à un public non averti. C'est une façon neuve d'en finir avec la terminologie de la " question juive " surgie vers 1840. Il n'y a pas de " question juive " quand on sait que les immigrants juifs de la vallée du Rhône, dans la Gaule romaine, sont antérieurs de plusieurs siècles à la venue des Francs, des prétendus " François d'origine ", comme les appellera la langue de Boullainvilliers, ancêtre de Gobineau, au XVIIIe siècle.
Mais il reste une " question des antisémites ". Ce livre nous en dit beaucoup sur le langage et sur notre histoire.











