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Citoyennetés, voisinages et minorités en Europe
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- Nombre de pages263
- PrésentationBroché
- Poids0.446 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-8027-3568-7
- EAN9782802735687
- Date de parution03/05/2012
- CollectionIdentités et cultures Europe
- ÉditeurBruylant (Emile)
Résumé
Depuis la fin du XIXe siècle, citoyenneté(s) et nationalité(s) sont liées, dans des schémas qui laissent peu de place aux "peuples", à ces nations au sens commun, en particulier en Europe centrale et orientale, et qui ne semblent souvent trouver de délimitations qu'en tant que "minorités" culturelles. Cette conception de la nation ne s'appuie pas sur un couplage avec la citoyenneté mais bien sûr une logique ethnique, linguistique.
territoriale, historique. religieuse, globalement culturelle. L'"étranger" est alors celui d'une autre nation et son exclusion éventuelle n'est pas une conséquence de la souveraineté de l'État, phénomène induit justement par la définition nationale de la citoyenneté. Mais les mécanismes identitaires. dans une grande partie de l'Europe, ont abouti, avec une relative généralisation de l'assimilation de la citoyenneté à la nationalité.
à une demande d'État, validée ou légitimée par une reconstruction historique et, souvent, mythique, l'apparition de nouvelles histoires nationales. La construction européenne a inventé, non pas une nationalité européenne (quand il s'agit de reconnaître et valoriser la diversité), mais une citoyenneté d'un genre nouveau qu'il s'agit de mettre en perspective avec les mécanismes identitaires. Une citoyenneté au-delà des nationalités, donc.
Les replis identitaires, du local au national, à travers toute l'Europe, peuvent être évidemment liés à des crises de la citoyenneté, notamment manifestées par tes niveaux d'abstentions aux élections. De nouvelles exclusions, des politiques déficientes sont dénoncées alors qu'un large discrédit de la classe politique s'installe. De nouvelles frontières, symboliques et signifiantes, apparaissent ainsi, au sein même de l'Espace Schengen, au sein même des États membres.
Pourtant, les citoyens changent leurs modes de participation ; les espaces publics, les espaces numériques transforment les cadres de la vie sociale et politique.
territoriale, historique. religieuse, globalement culturelle. L'"étranger" est alors celui d'une autre nation et son exclusion éventuelle n'est pas une conséquence de la souveraineté de l'État, phénomène induit justement par la définition nationale de la citoyenneté. Mais les mécanismes identitaires. dans une grande partie de l'Europe, ont abouti, avec une relative généralisation de l'assimilation de la citoyenneté à la nationalité.
à une demande d'État, validée ou légitimée par une reconstruction historique et, souvent, mythique, l'apparition de nouvelles histoires nationales. La construction européenne a inventé, non pas une nationalité européenne (quand il s'agit de reconnaître et valoriser la diversité), mais une citoyenneté d'un genre nouveau qu'il s'agit de mettre en perspective avec les mécanismes identitaires. Une citoyenneté au-delà des nationalités, donc.
Les replis identitaires, du local au national, à travers toute l'Europe, peuvent être évidemment liés à des crises de la citoyenneté, notamment manifestées par tes niveaux d'abstentions aux élections. De nouvelles exclusions, des politiques déficientes sont dénoncées alors qu'un large discrédit de la classe politique s'installe. De nouvelles frontières, symboliques et signifiantes, apparaissent ainsi, au sein même de l'Espace Schengen, au sein même des États membres.
Pourtant, les citoyens changent leurs modes de participation ; les espaces publics, les espaces numériques transforment les cadres de la vie sociale et politique.

