Pour les danseurs, la précarité structurelle propre aux métiers artistiques est redoublée par la capacité réduite du corps à pouvoir assurer des performances tout au long de la vie active. Pourtant, de plus en plus de jeunes se présentent sur ce marché du travail. Comment comprendre cet apparent paradoxe ? Il faut en fait tenir compte des rétributions symboliques pour saisir les motivations d'individus qui se maintiennent dans un métier associant « prestige » et « précarité ».
Le plaisir de la scène, la jubilation d'éprouver son corps, la relative absence de routine expliquent que les danseurs vivent leur profession comme une vocation, souvent façonnée dès l'adolescence. L'auteur, sociologue et danseur, s'est immergé dans son terrain d'enquête pendant dix ans, partageant l'activité professionnelle des danseurs et danseuses enquêtés, mais aussi tous les moments hors travail qui souvent prolongent une façon d'être artiste.
Cet ouvrage, proposant une sociologie d'une profession artistique et d'un style de vie, permet ainsi d'éclairer certains aspects particuliers du métier de danseur (le choix du conjoint, l'orientation sexuelle) et de comprendre ce qui donne sens aux pratiques professionnelles. Le moment de l'audition, l'entraînement quotidien, le travail de création, le rapport à la scène et au public sont ainsi analysés « de l'intérieur ».
Grâce à une approche très fine des trajectoires des personnes enquêtées, cet ouvrage permet d'ouvrir la boîte noire de la « vocation », d'en montrer les recompositions tout au long des cycles professionnels traversés, jusqu'à la sortie du métier, diversement vécue selon les ressources sociales disponibles.
Pour les danseurs, la précarité structurelle propre aux métiers artistiques est redoublée par la capacité réduite du corps à pouvoir assurer des performances tout au long de la vie active. Pourtant, de plus en plus de jeunes se présentent sur ce marché du travail. Comment comprendre cet apparent paradoxe ? Il faut en fait tenir compte des rétributions symboliques pour saisir les motivations d'individus qui se maintiennent dans un métier associant « prestige » et « précarité ».
Le plaisir de la scène, la jubilation d'éprouver son corps, la relative absence de routine expliquent que les danseurs vivent leur profession comme une vocation, souvent façonnée dès l'adolescence. L'auteur, sociologue et danseur, s'est immergé dans son terrain d'enquête pendant dix ans, partageant l'activité professionnelle des danseurs et danseuses enquêtés, mais aussi tous les moments hors travail qui souvent prolongent une façon d'être artiste.
Cet ouvrage, proposant une sociologie d'une profession artistique et d'un style de vie, permet ainsi d'éclairer certains aspects particuliers du métier de danseur (le choix du conjoint, l'orientation sexuelle) et de comprendre ce qui donne sens aux pratiques professionnelles. Le moment de l'audition, l'entraînement quotidien, le travail de création, le rapport à la scène et au public sont ainsi analysés « de l'intérieur ».
Grâce à une approche très fine des trajectoires des personnes enquêtées, cet ouvrage permet d'ouvrir la boîte noire de la « vocation », d'en montrer les recompositions tout au long des cycles professionnels traversés, jusqu'à la sortie du métier, diversement vécue selon les ressources sociales disponibles.