Spécialiste de philosophie politique et éthique, Alain Renaut est professeur à l'université Paris-Sorbonne et à l'Institut d'études politiques de Paris. Traducteur de plusieurs ouvrages de Kant et de Fichte, il a par ailleurs publié Kant aujourd'hui (Aubier, 1997 ; rééd. Flammarion, 1999) et Débat sur l'éthique. Idéalisme ou réalisme (Grasset, 2004).
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Histoire de la philosophie politique. Tome 4, Les critiques de la modernité politique
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- Nombre de pages470
- PrésentationBroché
- Poids0.6 kg
- Dimensions15,1 cm × 23,0 cm × 2,8 cm
- ISBN2-7021-3033-X
- EAN9782702130339
- Date de parution05/10/1999
- ÉditeurCalmann-Lévy
Résumé
De la critique libérale de Rousseau par Benjamin Constant à l'assaut de Nietzsche, puis de Heidegger contre les valeurs mêmes du rationalisme, en passant par la subversion marxiste de la rationalité du monde bourgeois, ce volume fait apparaître comment plus d'un siècle et demi de philosophie politique a été dominé par la discussion du programme même de la modernité. Tantôt pour accomplir plus radicalement ce programme, tantôt pour en reformuler la teneur ou pour opposer à nouveau aux idéaux démocratiques les vertus perdues de l'ancien univers aristocratique.
Irréductibles les unes aux autres dans leurs soubassements comme dans leurs effets, les critiques évoquées ici témoignent, ne serait-ce que par leur répétition, de la vigueur du projet moderne de rompre avec le régime de la tradition. La multiplicité antagonique des discussions libérales, positivistes, républicaines, anarchistes, socialistes, néo-traditionalistes de la modernité politique, apparaît comme le signe le plus évident que désormais, par la logique de cette modernité, une référence à de quelconques principes absolutistes, fût-ce ceux de la modernité, était à jamais exclue.










