Penser et agir avec la nature. Une enquête philosophique

Par : Catherine Larrère, Raphaël Larrère

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  • Nombre de pages280
  • PrésentationBroché
  • Poids0.529 kg
  • Dimensions15,8 cm × 24,1 cm × 2,9 cm
  • ISBN978-2-7071-8571-6
  • EAN9782707185716
  • Date de parution30/04/2015
  • ÉditeurLa Découverte

Résumé

Que signifie « protéger la nature » ? Répondre à cette question concrète, urgente, dans le contexte de crise environnementale que nous connaissons, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de « nature » ne va plus de soi. Au siècle dernier, les questions environnementales étaient abordées à partir des oppositions nature/culture, naturel/artificiel, sauvage/domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées.
En effet, le changement climatique met en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine – ce que traduit notamment l'émergence de la notion d'anthropocène. À ceux qui craignent que, si l'on renonce à penser une nature extérieure à l'homme (sur le modèle de la wilderness), on se prive de tout critère pour la protéger, comme à ceux qui nient une telle distinction et prennent acte de l'anthropisation irréversible de la nature, l'ouvrage répond en essayant de surmonter les impasses de ces débats sur le dualisme (et sa fin) qui structurent nos cadres de pensée. Comment surmonter l'effacement de la distinction naturel/artificiel ? En comprenant que l'on peut, depuis la culture, juger du rapport entre artificiel et naturel.
L'intervention humaine sur les écosystèmes naturels ne doit plus se penser comme un processus prométhéen d'artificialisation destructrice, mais sur le modèle du « pilotage », une manière d'agir avec la nature, plutôt que de la soumettre. La première originalité de cet ouvrage tient à la démarche qui l'a inspiré, alliant l'enquête philosophique aux acquis scientifiques (en écologie, éthologie, biologie, etc.).
La seconde est d'articuler des questions qui, trop souvent, s'ignorent : par exemple, une réflexion sur la nature et une réflexion sur la technique. Les auteurs montrent qu'il est possible de concilier le souci de la nature et la diversité des cultures, l'exigence de justice et le respect de l'environnement.
Que signifie « protéger la nature » ? Répondre à cette question concrète, urgente, dans le contexte de crise environnementale que nous connaissons, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de « nature » ne va plus de soi. Au siècle dernier, les questions environnementales étaient abordées à partir des oppositions nature/culture, naturel/artificiel, sauvage/domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées.
En effet, le changement climatique met en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine – ce que traduit notamment l'émergence de la notion d'anthropocène. À ceux qui craignent que, si l'on renonce à penser une nature extérieure à l'homme (sur le modèle de la wilderness), on se prive de tout critère pour la protéger, comme à ceux qui nient une telle distinction et prennent acte de l'anthropisation irréversible de la nature, l'ouvrage répond en essayant de surmonter les impasses de ces débats sur le dualisme (et sa fin) qui structurent nos cadres de pensée. Comment surmonter l'effacement de la distinction naturel/artificiel ? En comprenant que l'on peut, depuis la culture, juger du rapport entre artificiel et naturel.
L'intervention humaine sur les écosystèmes naturels ne doit plus se penser comme un processus prométhéen d'artificialisation destructrice, mais sur le modèle du « pilotage », une manière d'agir avec la nature, plutôt que de la soumettre. La première originalité de cet ouvrage tient à la démarche qui l'a inspiré, alliant l'enquête philosophique aux acquis scientifiques (en écologie, éthologie, biologie, etc.).
La seconde est d'articuler des questions qui, trop souvent, s'ignorent : par exemple, une réflexion sur la nature et une réflexion sur la technique. Les auteurs montrent qu'il est possible de concilier le souci de la nature et la diversité des cultures, l'exigence de justice et le respect de l'environnement.
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