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Un héros

Note moyenne : 3 | 21 notes
  • Grasset

  • Broché

  • Paru le : 29/08/2012
« Jusqu'où faut-il remonter pour trouver la source d'une tragédie personnelle ? Les mensonges de la guerre à la génération des grands-parents ? Ceux de mon "héros" de père, parti à la conquête du sommet mythique de l'Annapurna en 1950 et laissant dans les cimes de cette ascension glorieuse une part de lui-même qui le rendra perpétuellement metteur en scène de sa légende ? La liberté d'une mère séductrice et moderne, trop intelligente pour son temps, trop rebelle pour son milieu ? La fraternité fusionnelle et rivale de deux "enfants terribles" élevés dans une solitude commune et dans le culte de l'exploit ? Toujours est-il que mon grand frère Laurent, promis à un destin magnifique, finira en vagabond des étoiles hirsute et fou, retrouvé par la police après des mois de fuite...jusqu'à sa chute prévisible.
C'est lui ou moi : ce fut lui...Ce roman de notre fraternité blessée, je le lui dois ». F. H.
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L'avis du libraire sur Un héros
Par Caroline
Sa Note : 4

Caroline
héros ? Parce que le héros n'est pas toujours celui que l'on croit... Félicité Herzog, fille de, démythifie son père Maurice, héros national qui n'aurait jamais atteint le sommet de l'Annapurna. Mais aussi son illustre famille qui collabore sous le régime de Vichy. Elle décrit une enfance et une adolescence bafouées par les mensonges, les non-dits et les faux-semblants. Surtout, elle nous fait découvrir son vrai héros : son frère aîné, qu'elle adore et admire, cherche sans cesse à surpasser. Un frère détruit par les trop lourdes espérances qui pèsent sur ses épaules dès sa naissance et que seule la folie pourra sauver.



Par Anne Philippe
Sa Note : 4

Anne Philippe
Non-dits, mythe fabriqué... La folie, la tromperie, les non-dits, le manque d'amour. Félicité Herzog dépeint dans son premier roman, ô combien réussi, son enfance et son adolescence tourmentées où elle a vu petit à petit son frère sombrer dans la folie. Fille de Maurice Herzog, héros national fabriqué de toutes pièces, suite à l'ascension de l'Annapurna qu'il n'aurait, dit-elle, peut-être jamais réellement atteint. Une France détruite après la seconde guerre mondiale tente de trouver des héros pour redorer son image et effacer le nazisme, la collaboration et Vichy. Maurice Herzog en sera un parmi d'autre, imaginé. Spectatrice de ce mythe, elle dénonce l'imposture familiale et déconstruit ce "héros". Un hommage à son frère emporté dans la mort par la folie, elle tente de comprendre cette histoire familiale inventée qui l'a détruit. Une belle découverte de cette rentrée littéraire.



Par Nathalie G
Sa Note : 4

Nathalie G
Tuer le père. Félicité Herzog déconstruit le mythe, déjoue l’imposture familiale. Dans son premier roman « un héros », la fille du célèbre Maurice Herzog, premier homme à gravir l’Annapurna, déconstruit l’image héroïque de son père au profit de son frère. Un frère schizophrène et qui selon elle a été le fruit d’une mécanique familiale basée sur les non-dits et les mensonges. « Quelle mécanique familiale pour laisser une telle défaillance se produire ? » « Comment fabrique-t-on de la folie ? ». Elle essaie de comprendre où naît la folie. Dans l’imposture ? Dans la filiation ? Dans le mensonge ? Elle rend hommage à ce frère étrange, qui lui a échappé à la fois dans la folie et dans la mort, détruit par une histoire familiale bancale, réécrite, imaginée. Elle explique qu’au lieu d’écrire ses mémoires elle a préféré faire de son histoire, un roman car les mémoires sont pour elle des mensonges. Le livre d’histoire de la famille est écorné. La légende dorée s’assombrit, le héros est un insensible, un cannibal du sexe, il devient un autre dans le regard de sa propre fille. Elle y dénonce l’imposture. Son père est devenu malgré lui l’image d’une France qui avait besoin de se construire un mythe après la seconde guerre mondiale, qui avait besoin de rêver, qui voulait balayer son histoire, trop lourde à porter, trop difficile à assumer. A travers cette critique sévère envers sa famille, c’est un jugement que Félicité porte sur la France, sa mémoire collective, sur ce que l’histoire engloutie, sur ce qu’on préfère oublier : la France des collabos, les dénonciations, l’héritage de Vichy. « La France est un pays malade de son histoire ». En créant un mythe autour de son père, la France a fait de Maurice Herzog le miroir du surhomme fasciste dans laquelle elle voulait se refléter. Ce roman est un petit meurtre littéraire. Un livre à ne pas manquer en cette rentrée littéraire.



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Note Moyenne : 3 21 notes

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Jostein
3

Raisons de famille

“ Lorsque Maurice Herzog oublie volontairement son fils Laurent, Félicité Herzog se doit de réhabiliter la mémoire de son frère et d'expliquer les raisons de la folie qui l'a conduit vers la mort. Pour cela, elle remonte assez loin dans l'histoire de la famille et n'hésite pas à casser l'image de héros national que représente toujours son père. Ce qui m'a gênée dans ce récit est que l'auteur en avait beaucoup à dire et que, malheureusement le destin du frère se retrouve un peu noyé dans cette avalanche d'informations. Pour expliquer l'ambiance familiale, le désintérêt des parents pour Laurent et Félicité, elle évoque le passé de collaboration lors de la seconde guerre mondiale et l'antisémitisme des grand-parents maternels qui appartiennent à la noblesse ( duc et duchesse de Brissac, enfants de riches industriels, hôtes de la Reine d'Angleterre...), l’anticonformisme de Marie-Pierre, la mère, la frivolité et l'égoïsme de Maurice, le père. Félicité fait part des doutes concernant la réalité du record de l'alpiniste, regrette son intérêt pour les idées de Jean-Marie Le Pen, déplore que son amour se porte davantage sur ses maîtresses que sur ses enfants. Le seul point d'ancrage des enfants semble être les vacances dans les châteaux d'hiver et d'été des grand-parents, même si les décorations de têtes de cerf et autres trophées de chasse sont assez lugubres. Derrière ce résumé foisonnant, l'auteur donne une réelle ambiance du climat dans lequel elle fut élevée avec Laurent. Laurent se réfugie dans la violence, la peur, les croyances pour sombrer ensuite dans la folie sous le plus grand reniement des parents. Le style très classique et littéraire de l'auteur peut rebuter mais c'est surtout le nombre de sujets, la dissolution du thème principal qui perdent le lecteur. Pourtant, lorsqu'elle évoque son frère, il y a une belle sensibilité mais elle se noie dans la rancœur surtout ciblée contre son père, alpiniste, ancien ministre, héros national mais piètre parent. ” ► Voir moins


Muriel T
3

Une enfance

“ Portrait d'une certaine France de l'après guerre, et difficulté de grandir à l'ombre d'un père-monument. Le côté obscure d'un héro. ” ► Voir moins


Des mots, des émotions
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Fiche technique : Un héros de Félicité Herzog

  • Date de parution : 29/08/12
  • Editeur : Grasset
  • ISBN : 978-2-246-80063-7
  • EAN : 9782246800637
  • Présentation : Broché
  • Nb. de pages : 304 pages
  • Poids : 0,285 Kg
  • Dimensions : 13,0 cm × 20,5 cm × 1,9 cm

Liseuse Cybook Odyssey 2013

À propos de l'auteur : Félicité Herzog

Biographie de Félicité Herzog

Félicité Herzog est née à Paris en 1968. Un héros est son premier roman.
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