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L'incontournable Maxime Chattam revient avec Prédateur, deuxième tome de la
trilogie commencée avec Les Arcanes du chaos. Ce thriller est à la hauteur du premier : noir, effrayant,
et haletant. Le jeune romancier français continue à fouiller dans les archives de l'Histoire et d'en exhumer les pages les plus noires, pour notre plus grand bonheur.
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Le premier livre dont vous gardez souvenir ?
Le seigneur des anneaux de Tolkien. En fait, il y en avait un autre avant mais ça remonte à trop loin dans la mémoire et
j’en ai perdu le titre, et l’auteur… une histoire de cheval volé…
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Celui que vous avez relu le plus souvent ?
Le Prophète de Khalil Gibran.
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Le dernier livre qui vous ait marqué ?
Le dernier Stephen King, Cellulaire, cela faisait longtemps que je n’avais plus pris un réel plaisir à lire cet auteur qui a bercé mon adolescence. |

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Celui que vous allez courir acheter dès demain ?
Le prochain Preston et Child. |

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Le livre que vous auriez aimé écrire ?
Les hommes de paille de Michael Marshall.
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Votre citation fétiche ?
"La seule différence entre la réalité et la fiction, c’est que la fiction se doit d’être crédible", Mark Twain.
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Le héros littéraire que vous auriez aimé être ?
Tom Sawyer bien sûr !
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L'écrivain que vous auriez aimé rencontrer ?
Stefan Zweig.
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1976: Naissance de Maxime Chattam. Il grandira en région parisienne
1990: Premières expériences d'écriture.
1999: Ecrit Le 5ème règne, son premier thriller, qui sera publié en 2003 sous le pseudonyme de Maxime Williams. Le livre recevra le Prix du Livre fantastique du festival de Gerardmer en 2003.
2000: Première publication, l'Ame du Mal, qui sera récompensé par le Prix Sang d'encre en 2002.
2006: Les Arcanes du chaos, premier tome de sa dernière trilogie.
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Comment avez-vous construit l'architecture de cette trilogie?
Je préfère parler de cycle et non de trilogie car il n’y a aucun héros récurrent, ni lieu, ni même
époque ; en revanche il s’agit d’un cycle thématique dont Les arcanes du chaos était le premier tome. Il
dénonçait les manipulations de l’Histoire, de la politique et finalement servait à démontrer l’avidité du
pouvoir chez certains hommes. Constater jusqu’où ils étaient capables d’aller : sacrifier des milliers, parfois des millions d’hommes, notamment
à travers les guerres mensongères. En se basant sur l’histoire et donc sur la réalité, c’était un moyen de crédibiliser cette
monstruosité de l’homme et de préparer la suite…
Prédateurs est, comme l’est souvent le roman intermédiaire dans les cycles ou trilogies, le plus noir des trois. Plus encore que Les arcanes du chaos. Ce
nouveau roman se passe pendant une guerre… suite thématique donc du précédent ! Et j’y pose la question de savoir qui sont les prédateurs. Pourquoi
l’homme est-il au sommet de la chaîne alimentaire ?
L’année prochaine, le troisième et dernier roman posera la dernière pierre, celle qui fait le joint entre toutes. Et qui donnera au cycle toute son ampleur. Au
milieu de cette guerre, on constate vite que personne ne sait pourquoi il combat. En revanche, il y a un homme parmi eux qui décide de tuer par plaisir, et il agit dans son propre camp. Qui et pourquoi ?
C’est là tout le final du roman…
L'écriture de votre dernier ouvrage semble avoir été difficile, avoir, selon vos propres mots, "altéré quelque chose en vous". En quoi ce travail vous a-t-il transformé ?
En puisant dans "l’Histoire parallèle" de notre monde, on déconstruit ce qu’on a appris depuis tout petit, on fissure le socle sur lequel se sont bâtis nos idéaux, une partie de nos
convictions. Forcément, cela altère la personnalité de plonger dans cette réalité cynique nuit et jour pendant si longtemps. On devient un peu paranoïaque !
De l'historien à l'écrivain, n'y aurait-il qu'un pas ?
Je crois que la vraie terreur se trouve dans notre quotidien. Démontrer comme une vie peut basculer sur la décision d’un puissant de ce monde, ça c’est terrifiant ! Penser qu’on peut tout faire
pour s’assurer une existence stable et qu’en définitive on ne maîtrise rien, c’est l’horreur absolue. Un écrivain n’est jamais qu’un historien qui brode ce qu’il ne sait
pas ou qu’il ne peut prouver en racontant à ses pairs le monde dans lequel nous vivons.
Vous avez été libraire pendant de nombreuses années, est-ce une expérience que vous regrettez ? Qu'est-ce qui vous a fait passer de l'autre côté du stylo ?
En fait, c’est l’inverse. Je suis devenu libraire parce que j’étais "écrivant". J’aime l’écriture, la
lecture, et à l’époque j’ai pensé que le meilleur moyen de servir ce besoin était de travailler au milieu des livres. Pour satisfaire
mes lectures, enrichir mes connaissances, mais aussi pour faire connaissance avec les métiers du livre, dont les éditeurs.
Ce que je regrette dans ce métier de libraire, c’est le contact avec les autres lecteurs, les échanges de petits bijoux à ne surtout pas manquer,
le rapport de chacun au texte. Et puis j’ai un côté un peu fétichiste je crois, car la manipulation du livre me manque parfois, toucher ces couvertures, humer
le parfum des pages fraîchement imprimées, de la colle sur la reliure, le plaisir d’ouvrir un carton et de découvrir une couverture, un nouvel auteur…
Maintenant, en promeneur dans les librairies, ça n’est plus la même chose. Mais heureusement, j’ai de bons libraires qui me conseillent maintenant !!!
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| Portrait réalisé par Blandine, libraire decitre.fr, mars 2007. |
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