En Occident, la transmission est en crise et les générations nouvelles semblent parfois abandonnées à leur sort.
Du passé, on voudrait faire table rase au nom de la liberté, du goût du risque et de la quête de la vérité. Pourtant, pour que l'humain s'arrache à l'abîme, ne reste-t-il pas une parole à entendre, notamment dans les grands textes anciens dont l'Europe est l'héritière ? Revenant aux sources grecques, juives et chrétiennes, Catherine Chalier examine quelques-uns des actes de la transmission : raconter, expliquer et démontrer, endoctriner, informer, écouter, désirer et, enfin, témoigner.
Pour elle, d'une génération à l'autre peut se transmettre une parole vive, porteuse d'espérance, consciente du tragique de l'histoire. Une parole qui humanise.
L'auteur en quelques mots...
Catherine Chalier enseigne à l'université de Paris-X Nanterre.
A la suite d'Emmanuel Levinas, elle explore le lien entre la philosophie et la tradition hébraïque de la pensée. Elle cherche à montrer comment l'interrogation de cette dernière renouvelle l'approche de questions importantes (la nature, l'histoire, l'éthique, les émotions). Elle a publié notamment La Fraternité, un espoir en clair-obscur (Buchet / Chastel 2003), Spinoza, lecteur de Maïmonide (Ed. du Cerf, 2006) et Des anges et des hommes (Albin Michel, 2007).