La mobilité des individus est aujourd'hui de moins en moins perçue comme une occasion, un effet du marché global ou encore une logique inéluctable des détresses humaines.
Dans le contexte de la guerre au terrorisme, la mobilité est en revanche de plus en plus associée aux images du risque et de la menace qui justifient une démultiplication de pratiques de contrôle aux frontières et au-delà, de politiques de surveillance exacerbée des individus en mouvement et de restrictions générales à la libre circulation. À travers une lecture croisée entre le Canada et l'Union européenne, cet ouvrage collectif, qui regroupe des juristes, des politologues, des sociologues et des anthropologues, veut montrer comment les rapports entre la sécurité - comme prétention à la protection et à la prévention - et les technologies de surveillance et de contrôle de la mobilité des personnes - citoyens, étrangers, illégaux et clandestins - installent l'inquiétude, la peur et l'hostilité au coeur de nos sociétés occidentales.
L'auteur en quelques mots...
Amandine Scherrer est docteure en sciences politiques et relations Internationales, diplômée de Sciences Po (Paris) et chercheure invitée à l'Université de Manchester.
Emmanuel-Pierre Guittet est docteur en sciences politiques et martre de conférences au département de sciences politiques de l'Université de Manchester. Didier Bigo est maître de conférences des universités à l'Institut d'études politiques de Paris et chercheur associé au Centre d'études et de recherches intemationales (CERI-Sciences Po, Paris).