En transposant ce qui l'habite au plus profond d'elle-même, Geneviève Boutry déclenche cette féerie baroque où s'entremêlent illusions et phantasmes.
Elle ouvre ainsi la porte à un autre monde. Mais, à la différence de Lewis Carroll, elle ne montre pas ce qu'il y a derrière le miroir. Tout se disloque, le réel est fragmenté et éclate dans la lumière. Nous devinons, nous suspectons cet ailleurs. C'est son monde intime et Geneviève Boutry nous donne à voir une représentation symbolique, clé d'un monde qu'il appartient au spectateur d'ouvrir. Pour entrer dans cet au-delà, il faut partager son univers et alors ses images mouvantes se reconstituent au travers de signes souvent empruntés à la peinture ou à la littérature.