La médecine fait des progrès constants.
Bonne nouvelle, dira-t-on. Oui, mais quelles en sont les conséquences ? Vieillissement de la population, augmentation de la dépendance, développement des soins préventifs, modification de la consommation des soins, évolution des métiers médicaux et paramédicaux... Et surtout, quel en est - et quel en sera à l'avenir - le coût pour soi et pour le système de protection sociale ? En effet, au-delà du problème concret d'adaptation des institutions sanitaires et des assurances santé, c'est la conception même de la médecine et des soins qui est désormais en question.
Quelles sont les limites des progrès médicaux, tant en matière de soins que de prévention ? Comment notre système de santé (des hôpitaux à la médecine de ville et aux caisses d'assurance maladie) va-t-il réagir à ces nouvelles données ? Jusqu'où, d'ailleurs, doit-il s'adapter ? C'est à ces problématiques que répond Didier Tabuteau, expert des questions de santé.
L'auteur en quelques mots...
Conseiller d'Etat et spécialiste des questions de santé et de Sécurité sociale, Didier Tabuteau a été directeur de cabinet de Bernard Kouchner au ministère de la Santé (1992-1993, 2001-2002).
Premier directeur général de l'Agence du médicament (1993-1997), il a été chargé en 2000 de la préparation de la loi sur les droits des malades. Il dirige actuellement la Fondation Caisses d'Epargne pour la solidarité, est rédacteur en chef de la revue SEVE, les tribunes de la santé et responsable de la chaire " Santé " à Sciences-Po. Médecin de formation, Paul Benkimoun est journaliste au quotidien Le Monde, où il suit les questions de santé.