La personne humaine semble, pour Kant, s'identifier, purement et simplement, avec l'universel.
Elle n'est pas une substance au sens classique : elle n'est pas une supraindividualité ; elle n'est pas une forme qui s'imposerait à une matière ; elle n'est pas une unité qui ferait la synthèse de mes différents états. Elle n'a rien de commun, ni avec ce que j'appelle l'individu, ni avec nos besoins, ni avec nos tendances, ni avec nos inclinations ; mais elle n'a rien de commun non plus avec ce qui fait l'unité et comme la synthèse de ces inclinations et de ces tendances.
Et si, par conséquent, comme Kant le déclare lui-même, la personnalité s'identifie avec la loi morale, la loi morale devient la personnalité même. "
L'auteur en quelques mots...
Né à Carcassonne en 1906, Ferdinand Alquié fut professeur de philosophie à la Sorbonne.
Ces Leçons sur Kant y ont été dispensées en 1957. Alquié fut également l'éditeur des Œuvres philosophiques de Kant (La Pléiade). Ses ouvrages ont été traduits en de nombreuses langues. Proche d'André Breton, il écrivit Philosophie du surréalisme. Ferdinand Alquié est mort en 1985 à Montpellier.