Si la culture n'est pas souffle, renversement, création, si le savoir est lourdeur, esprit de sérieux, ennui, alors il faut désapprendre, oublier, rêvager.
C'est la leçon du Professeur de philosophie, qui nous invite à régresser vers l'enfance, où la parole est la joie de la nomination, la pensée le mot incarné, la création l'ouverture au monde, la musique de la rencontre, sans définition, sans idoles, sans Dieu. Le livre de Jacques Sojcher, qui a aujourd'hui plus de 20 ans, est un manifeste d'insoumission et d'affirmation incertaine - la seule que l'on peut soutenir en cette fin de siècle de " pensée unique " et d'" universel reportage ".
L'auteur en quelques mots...
Jacques Sojcher est professeur de philosophie et d'esthétique à l'Université libre de Bruxelles.
Essayiste (La Démarche poétique ; Paul Delvaux ou la passion puérile), philosophe (Nietzsche. La Question et le sens), poète (La Mise en quarantaine ; La Confusion des visages), son cocktail philosophico-littéraire serait 1/4 Nietzsche, 1/4 Artaud, 1/4 Rilke, 1/4 Jabès et 1/4 Deleuze, pour que le compte ne soit pas juste. Il peut aussi écrire à jeun et à vide et, le plus souvent, ne rien faire d'autre que vivre, entre mémoire et oubli.