L'Anglais Jonathan Pyne est devenu directeur de nuit d'un palace suisse pour fuir ses démons : la mémoire d'un père héroïque qu'il croit mort au champ d'honneur, sa propre expérience de soldat en mission clandestine en Irlande, son mariage raté, ses angoisses existentielles.
Mais, rattrapé par son passé lorsque la femme qu'il aime est assassinée, il se laisse recruter par un agent secret afin de démasquer le commanditaire du meurtre, un milliardaire aussi fascinant que répugnant, qui se livre impunément à des trafics en tous genres.
Sa dangereuse traque de " l'homme le plus ignoble au monde " l'obligera à s'inventer de multiples avatars au risque de se perdre lui-même, et l'entraînera de la Cornouailles au Québec - en passant par les Bahamas, les Caraïbes et le Panama - mais surtout au cœur des labyrinthes du pouvoir, où se trament des alliances contre nature entre la communauté du renseignement et les barons du trafic d'armes.
Le Directeur de nuit marque un tournant dans l'œuvre de John le Carré : premier roman de l'après-guerre froide, il fait la pari belle à l'action, menée tambour battant, tout en dénonçant la décadence de Services secrets devenus aussi immoraux que les criminels qu'ils ont pour devoir de pourchasser.
L'auteur en quelques mots...
John le Carré est né en 1931.
Après avoir étudié à Berne et Oxford, il enseigne à Eton, puis travaille pendant cinq ans pour le Foreign Office. Son troisième roman, L'Espion qui venait du froid, lui vaut la célébrité. La consécration viendra avec la trilogie La Taupe, Comme un collégien et Les Gens de Smiley. John le Carré a publié son dix-huitième roman, La Constance du jardinier, en 2001. Il vit en Cornouailles.