Le jeune baron de Sigognac, dernier descendant de sa famille, vivait dans un château en ruines, avec un vieux valet, un vieux chat et un vieux cheval, jusqu'à ce qu'une troupe de comédiens vienne une nuit frapper à sa porte pour lui demander asile.
Comme le jeune homme n'est ni sourd aux appels du destin ni aveugle à la beauté des comédiennes, et qu'il devine que ce n'est pas en restant entre quatre murs lézardés qu'il améliorera son sort, il accepte la proposition que lui fait la troupe de se joindre à elle.
Sage décision que celle de l'aventure. Il ne reste plus à Sigognac, pour avoir l'amour et la fortune, qu'à monter sur les planches, séduire la délicate Isabelle, la voir enlevée par une crapule, assiéger un château pour la sauver, se battre en duel et trouver le trésor. Ce garçon maigre, timide et triste sera-t-il à la hauteur ?
L'auteur en quelques mots...
Théophile Gautier, né en 1811, mort en 1872, se passionna si jeune pour les idées nouvelles qu'il fut, en 1830, le meneur des " Flamboyants " à la bataille d'Hernani et qu'on le surnomma " le page de Hugo ".
Mais dans sa célèbre préface à son roman Mademoiselle de Maupin (1835), il prône déjà l'art pour l'art et le formalisme, ce qui fera de lui le maître de Baudelaire, de Flaubert et du Parnasse. Ses œuvres les plus remarquables : La comédie de la mort (1838), Le capitaine Fracasse (1863) font injustement négliger l'immense travail qu'il accomplit comme critique, car les deux mille feuilletons sur la littérature, la peinture et la danse, qu'il écrivit de 1830 à 1870, sont une irremplaçable évocation de la vie artistique sous Louis-Philippe et le Second Empire.