En s'interrogeant sur le sentiment singulier que la fête de Kipour éveille chaque année en elle, Valérie Zenatti explore son rapport à la judéité.
Élevée dans une famille pratiquante, puis prenant peu à peu ses distances avec la pratique, elle questionne la valeur du rituel, et la difficulté de l'abandonner tout à fait. Ainsi, chaque fois que revient Kipour, difficile de ne pas célébrer, d'une façon ou d'une autre, cette fête bien particulière, ce moment de paix et de pardon... Avec les souvenirs d'enfance, bougies qu'on allume, brouhaha de la synagogue, premiers jeûnes..., affluent chaque année les questions, et les contradictions...
Mais cette " imprégnation " de la religion et l'interrogation infinie qui lui est attachée, ce " blues de kipour ", c'est peut-être cela qui constitue la partie la plus mystérieuse de son être, celle qui lui échappera toujours... Cette " part cachée ", c'est, selon Valérie Zenatti, " ce qui fait de moi un écrivain, et le blues de Kipour est le chant de cette fragilité que je ne peux et ne veux dominer ".
L'auteur en quelques mots...
Valérie Zenatti est née à Nice en 1970 dans une famille juive, et a émigré en Israël à l'âge de 13 ans.
Auteur de romans pour la jeunesse, elle a traduit en français l'œuvre de l'écrivain israélien Aaron Appelfed. Elle a également publié un roman aux éditions de l'Olivier en 2006, En retard pour la guerre, qui a été adapté au cinéma en 2009.