Cet écrit - le titre le révèle - est avant tout un délassement, une tache de lumière, un bond à côté dans l'oisiveté d'un psychologue.
Peut-être est-ce aussi une guerre nouvelle ? Et peut-être y surprend-on les secrets de nouvelles idoles ?... Ce petit écrit est une grande déclaration de guerre ; et pour ce qui en est de surprendre les secrets des idoles, cette fois-ci ce ne sont pas des dieux à la mode, mais des idoles éternelles que l'on touche ici du marteau comme on ferait d'un diapason, - il n'y a, en dernière analyse, pas d'idoles plus anciennes, plus convaincues, plus boursouflées...
Il n'y en a pas non plus de plus creuses. Cela n'empêche pas que ce soient celles en qui l'on croit le plus ; aussi, même dans les cas les plus nobles, ne les appelle-t-on nullement des idoles...
L'auteur en quelques mots...
Philosophe allemand.
Fils de pasteur, il se destine d'abord à la théologie, mais perd la foi. Il commence par enseigner la philologie classique à Bâle. En 1872, il publie La Naissance de la tragédie, dédiée à Wagner. Après avoir été mis en congé de l'université (1879) pour des raisons de santé, il connaîtra une dizaine d'années de vie errante et solitaire à travers l'Europe. Entre 1882 et 1888, il publie ses principaux ouvrages : Le Gai Savoir (1882) ; Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885) ; Par-delà le Bien et le Mal (1886) ; La Généalogie de la morale (1887) ; Le Crépuscule des idoles (1888).
À partir de janvier 1889, il sombre progressivement dans la démence, il est alors interné et meurt à Weimar en 1900.