C'est à Lyon que la Société des Missions Africaines a été fondée, en 1856, par Melchior de Marion Brésillac.
Mais cet évêque, ainsi que ses quatre premiers missionnaires sont décimés par la fièvre jaune, à Freetown (Sierra Leone), quelques semaines seulement après leur arrivée en Afrique, en 1859. Mais l'?uvre va continuer... et depuis ce sont plus de trois mille jeunes des Missions Africaines qui ont pris la direction de l'Afrique. Parmi eux, vingt sept sont originaires du diocèse de Grenoble. Pourquoi sont-ils partis ? Que cherchaient-ils ? En France il y a, nous le savons, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, une vague d'anticléricalisme virulent et de lutte antireligieuse.
Mais en Afrique ce sont les maladies, paludisme et fièvre jaune, qui fauchent rapidement les missionnaires. Ils meurent souvent très jeunes. Une caricature du journal La Croix de l'époque traduit bien ces réalités : on y voit Edouard Herriot avec un groupe d'Africains qui lui disent : " Nous manger missionnaires, toi bouffer curé ! " C'est en ouvrant les archives des Missions Africaines que nous avons pu rédiger la biographie des missionnaires dauphinois partis à la rencontre de civilisations et de cultures encore inconnues, dans plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest.
On y découvre leurs joies et leurs difficultés, leur travail pour l'évangélisation, leur engagement pour le développement, surtout dans le domaine éducatif.