L'œuvre littéraire de Klaus Mann a quelque peu éclipsé son incessante activité politique.
Pourtant, le jeune homme aux allures de dandy fut en son temps l'un des plus farouches opposants à Hitler. De 1925 à 1948, en Allemagne puis en exil, il multiplia articles, essais, conférences et discours, tous écrits d'une plume aussi fervente qu'acérée. Celui qui très tôt eut le sentiment d'appartenir à une génération sacrifiée, née et élevée sur des ruines, fut l'un des premiers intellectuels à dénoncer le caractère totalitaire du nazisme ainsi que sa nature excessivement méthodique.
Pour la plupart inédits en France, ces soixante-sept textes se révèlent d'une vigueur et d'une clairvoyance remarquables. Ils résonnent aujourd'hui aussi fort qu'hier - le combat engagé contre la barbarie étant, hélas, loin d'être terminé.
L'auteur en quelques mots...
Né le 18 novembre 1906 à Munich, il entre en littérature au début de la république de Weimar.
Adversaire du nazisme, il quitte l'Allemagne en 1933 et est déchu de sa nationalité en 1935. Il se suicide à Cannes, le 21 mai 1949. Son talent s'est exprimé aussi bien dans le roman que l'essai, le théâtre et l'autobiographie. Son oeuvre est aujourd'hui considérée comme l'une des plus importantes de la littérature allemande.