Le Français, qui aime tant les longs mots, ne cesse pourtant de pratiquer l'abréviation.
On peut ainsi avoir des phrases telles que " je ne suis pas maso ", " mon sentiment perso ", " comme beaucoup de quadras ". C'est une " cata ", une langue pareille ! Finies la cordialité, la chaleur : place à la " convivialité " tous azimuts ! On ne contrôle plus, on ne gouverne plus : on " gère ". " Tout " et " très " ont disparu pour laisser place au très bovin " vachement "... Pierre Bénard a réuni ici ses chroniques parues dans la rubrique du Figaro " Le bon français ".
Des billets d'humeur qui sont autant d'invitations à refuser les facilités dans notre usage quotidien de la langue.
L'auteur en quelques mots...
Pierre Bénard est agrégé de lettres modernes, docteur ès lettres, spécialiste de l'histoire des idées en France à la fin du XIXe siècle.
Il contribue depuis 1997 à la rubrique " Le bon français " du Figaro.